jeudi 3 janvier 2013

Bonne année 2013 !


Des "moins de trente ans ", amateurs des vins du Château Lagarette et de tous les vins en biodynamie !

 
   Jeunes ensemble pour les vendanges 2012 - Château Lagarette



Dans l’espace brumeux des pratiques et des débats où se confrontent et s’affrontent vins conventionnels et vins nature, une petite lumière, petite mais puissante, a pris forme depuis plusieurs mois. Elle est l’expression visible d’un rassemblement d’énergies.


Mais qui donc a allumé ce feu ?

La réponse est toute simple. Des moins de trente ans, intéressés, passionnés par le travail de la vigne et du vin, la recherche des goûts vrais, la sincérité, l’avenir de notre viticulture et de nos vins, ont investi discours et pratiques de la biodynamie.
Cet instant, fragile et lumineux, nous l’avons attendu, souhaité, désiré. Aujourd’hui les « moins de trente ans » amoureux des vins vrais et sincères interviennent dans les débats et échanges qui sont les nôtres. Ils posent des actes. Ils se sont emparés de la flamme que nous avons patiemment allumée.
La route est ouverte...
Envie de se pincer pour s’assurer que l’on ne rêve pas !
Plus simple et plus efficace prendre le temps de l’arrêt et observer avec attention ce « feu nouveau » qui a pris forme depuis quelques mois.


- Québec et Japon. 
Cette tendance ( présence des «moins de trente ans»), nous l’avions déjà observée à Montréal et à Tokyo. Chez eux le monde du vin est un monde jeune, curieux des savoir-faire, et des bons goûts des vins en biodynamie. Au Québec, mais aussi au Japon, les sommeliers sont jeunes, les amateurs aussi. Les femmes très présentes. Ils ( et elles) sont curieux. A Montréal notre importateur a moins de trente ans. Ce sont des univers de passionnés .

- Intellectuels.
De jeunes intellectuels, étudiants, doctorants ou post-doctorants ou autres s’intéressent à nos vins, créent des clubs dans leurs universités et leurs écoles. Ils nous font des visites régulières pour s’approvisionner mais aussi discuter avec nous de l’avancement de la réflexion sur les vins en biodynamie

- Jeunes agronomes.
En cours de formation dans les plus prestigieux établissements de la République. Ils s’intéressent à nos vins et à tout ces savoirs liés à nos vins qui ne leur sont pas véritablement enseigné à ce jour. Ils travaillent sur dossier, défendent nos thèses alors que nous n’avons rien demandé. Ils se passionnent, deviennent des amateurs (amoureux) de nos vins. Ce sont nos nouveaux porte-paroles.

- Compagnons.
De jeunes compagnons (charpentiers, tailleurs de pierre, métalliers, boulangers, etc.) nous font depuis peu des visites régulières. Curieux de ce métier de vigneron que le compagnonnage souhaite accueillir en son sein, ils deviennent des amateurs avertis, curieux de nos savoir-faire mais aussi passionnés par le goût des vins.

- Cinéma.
Dans les salles obscures où notre film est projeté, souvent suivi de débats et de dégustations, les jeunes sont présents et participent activement aux débats. Ils questionnent, interrogent, souhaitent comprendre, et déguster. Ce sont des acteurs majeurs des débats qui suivent la projection du film.

- Passeur et messager.
Celui-là pendant ses études a appris sur le terrain le métier de sommelier. Reconnu de fait comme jeune professionnel de la sommellerie et par ailleurs titulaire d’un master en sciences de gestion. Il décide d’ouvrir sa cave consacrée aux vins bio, en biodynamie et naturels. Il sera sans aucun doute l’un de nos meilleurs messagers.
  
- Jeune vigneron.
Déçue par des études supérieures réussies, et par un métier dans la finance qui lui apporte une faible satisfaction, celle-là décide avec son compagnon de reprendre une vigne de quelques hectares, de parfaire ses connaissances dans le métier et de s’exprimer au travers de ce vin en bio et en biodynamique qui devient sa création, l’expression de sa personnalité.



Ainsi lancé sur la piste des « moins de trente ans », et de leur présence dans les métiers de la vigne et du vin en biodynamie, nous pourrions multiplier la restitution des traces et des témoignages… Mais il nous faut ici savoir nous limiter et revenir à l’essentiel.

Tous ont moins de trente ans. Amoureux exigeants, passionnés par nos vins, ils ignorent sans complaisance les discours fumeux du négoce et des vendeurs d’artifices. Ils sont déjà, et ils seront encore plus demain, ceux qui mettront en cause l’ordre établi des vins conventionnels pour exiger un retour vers des valeurs sûres, vers des vins vrais, vers des vins expressifs qui disent la roche, qui disent nos terroirs et qui expriment tous les savoir-faire accumulés depuis des générations par les vignerons.
C’est notre espoir pour 2013 : voir "ces moins de trente ans" continuer à nous rendre visite, pour se nourrir de nos expériences. Mais surtout les voir chaque jour plus nombreux, prendre des initiatives allant de la création d’un cercle de dégustateurs au retour vers le travail de la vigne, afin que se constitue progressivement "les forces vives" de cette viticulture rajeunie, dédiée aux vins vrais que nous appelons de nos vœux.

Et que vive  2013 !

mardi 1 janvier 2013

L'âme des vignerons d'antan




Château LAGARETTE
et "l'âme du vin" retrouvée


"Suivant le fil de nos existences, nous cheminons ensemble vers les possibles de la vie. Rien n'est jamais définitivement acquis,ni joué".
Yvon Minvielle. 
Maxime pour temps de crise. 1er janvier 2013





" Bet ceou, bet peÿs, boun vin, bounes gens ! "
Cette maxime en nord-gascon signifie :
" Beau ciel, beau pays, bon vin bonnes gens ! "
 

C'est la devise du village de Camblanes et Meynac, coeur de l'Entre Deux Mers, entre la Garonne et la Dordogne, de tradition viticole de qualité ( AOC Côtes de Bordeaux).

Château Lagarette ( la Garette en 1906)
"Il est des châteaux où, depuis des générations, plane l'âme du vin de l' Entre-Deux-Mers. Celui de La Garette était - et est heureusement toujours - de ceux-là. Il ne s'agit pas ici d'un "pseudo château", construit au XIX siècle, par un riche commerçant ou négociant, désireux de devenir propriétaire de vignes à défaut de "vigneron". 

Cette solide demeure agricole et vinicole fut construite dans les années 1480 et remaniée 200 ans plus tard. Le Château était composé d'un logis à deux niveaux et d'un important corps de bâtiment que séparait une tourelle à toit en poivrière. 
Inscrit à l' Inventaire des Monuments historiques en 2001, le château La Garette est toujours à l'heure où j'écris ces lignes, la propriété d'un couple de producteurs qui ont gardé l'âme des vignerons d'antan".
Jean Michel Le Corfec
Extrait du livre " La vie d'autrefois dans l'Entre Deux Mers" -  Editions Sud-Ouest 2012