lundi 11 mai 2015

23 MAI FÊTE AU VILLAGE ! LA MEMOIRE ET " L'ESPRIT DU VIN " !






EVENEMENT A CAMBLANES ET MEYNAC  " PREMIERE  FÊTE DU VIN "


Samedi 23 mai à partir de 14 h 30  dans la salle du Conseil de la Mairie, projection du film d'Olympe et Yvon Minvielle  "L'Esprit du vin, le réveil des terroirs" 90 mn, avec une présentation du film, un débat avec les participants, suivi d’une dégustation de vins en biodynamie, entre autres...
 
Un grand merci à Jean Philippe Guillemot maire de Camblanes et Meynac, et à son équipe d'avoir choisi ce film pour lancer cette “Première FETE DU VIN” au village !

Travail de mémoire au Château Lagarette.

Il vient le temps,  où le vigneron a besoin de faire le point.  S’arrêter un instant et dire en quelques mots, quelques phrases ce qui est au fondement de ce qu’il  a voulu faire, de ce qu’il a fait, de ce qu’il va faire.

Il nous faut prendre le temps de “travailler les fonds”.

Nous habitons un lieu géographiquement et historiquement marqué : La commune de Camblanes et Meynac, située sur les Premiers Côteaux de Garonne, proche de BORDEAUX.  Ensemble de patrimoines matériels, immatériels, visibles et non visibles, qui nous autorisent parce que nous les respectons et sommes attentifs à eux, à restituer et faire revivre, via le raisin et le vin, la mémoire de nos anciens, leurs savoir-faire  et leurs présences au monde.

Si le vin de Lagarette est aujourd’hui ce qu’il est, c’est parce que nous avons fait, depuis près de 20 ans un travail de mémoire(s).

Ce travail de mémoire(s),  vous en trouverez trace dans notre vin, mais aussi dans notre film, « L’esprit du vin, le réveil des terroirs ».

Pour faire notre vin, comme l’on dit trop facilement aujourd’hui, nous empruntons à ce patrimoine des savoir-faire accumulés par les générations de vignerons qui ont « fait du vin » sur la commune de Camblanes et Meynac.
Commune riche de terroirs de très grande qualité.

Notre film, “L’ESPRIT U VIN, le réveil des terroirs” rassemble et présente les choix, les visions, les manières de faire des vignerons en Biodynamie du Groupe R.A.O.C. Mode cultural le plus proche de ce que faisait nos anciens.

Mais sur le fond, que veut dire quand on est vigneron : “ Faire un travail de mémoire” ?
En quelques mots et pour ouvrir l’échange et la réflexion partagée, ce travail de mémoire nous invite à :

- Habiter le lieu,  s’imprégner de son histoire,  celle des espaces naturels mais aussi celle du bâti.  Écouter et observer le vivant végétal,  la vigne,  ses plantes voisines et ses plantes amies. 

- Accompagner le sol, la plante, leurs environnements végétals  en se réappropriant les gestes d’avant, les gestes qui font le métier. Cesser de confondre l’équipement  technique d’un geste avec l’outillage utilisé. Apprécier les nuances et la qualité des interventions humaines et leurs effets sur le produit final.

- Équiper, appareiller, les interventions humaines sur le sol, la vigne, les environnements végétaux. Les gestes ne sont pas neutres et sans effets sur les environnements vivants ( végétal, animal, et humain ) manières de conduire le vignoble...).
- Chercher la cohérence dans la manière où les
modes culturauxcomme l’on dit en langage professionnel vigneron. En clair  : Est-ce que l’on veut, via la vigne laisser s’exprimer la minéralité  des sols  et chercher la qualité de cette expression, ou bien est-ce que l’on veut faire du volume et rentabiliser ce volume derrière l’affichage de ce que l’on croit être une belle étiquette ?

Mais il ne s’agit ici que de quelques lignes de réflexion pour commencer à bâtir un échange.
Il y a tant de choses positives à dire sur les efforts petits et grands que font les vignerons pour se rapprocher et retrouver ces gestes premiers qui expriment leur métier dans le respect des humains et de la nature.

 Olympe et Yvon Minvielle
DVD " L'ESPRIT DU VIN, le réveil des terroirs"
Version française, anglaise, espagnole.  

samedi 9 mai 2015

EXPOSITION UNIVERSELLE A MILAN - LA QUESTION DE LA NOURRITURE !





Les deux grandes visions de l’agriculture mondiale
Et le risque de la troisième…


Le 1er mai 2015 s’est ouvert à Milan l’Exposition Universelle dédiée à la nourriture.


Avantages des grandes manifestations internationales,  elles nous permettent de revenir aux problèmes de fond et d’en déplier, si on le souhaite, les attendus et sous-entendus...

Aujourd’hui deux visions de l’agriculture s’affrontent dans les réponses possibles à la question :
Comment faire pour nourrir la planète  en 2050 ?

Nous serons alors 9 milliards d’humains. Soit plus de 2 milliards qu’aujourd’hui. Et nous savons que dès maintenant chaque année près d’un milliard de personnes affrontent le problème de la faim.

Deux grandes  visions ( ou thèses ) sont à nouveau face à face.

1 - Première thèse. Polyculture et rotation des cultures plutôt que monoculture. Retour en quelque sorte vers un modèle inspiré de l’agriculture familiale  et cela quelque soit la taille des exploitations.

2 - Deuxième thèse. Augmentation des productions spécialisées, intensification  des monocultures,  utilisation de plantes génétiquement modifiées.

Sans grand effort et longues analyses on peut voir que de chaque côté les intérêts économiques et politiques ne sont pas les mêmes.

Mais le risque majeur viendra peut-être de la troisième voie portée par l’ONU  

Troisième voie dont le format n’est pas sans nous rappeler l’agriculture raisonnée. 
C’est la seconde thèse réaménagée dans un discours prudentiel, humaniste, raisonnable et raisonné qui laisse entendre à peu près le propos suivant : “Oui il nous faut faire effort vers du plus naturel, mais cet effort ne peut être ni radical ni brutal, il nous faut ménager tous les intérêts ainsi que tous les événements que nous sommes aujourd’hui contraints de vivre.”
En clair on reste sur la seconde thèse,  mais dans le même temps, on construit et diffuse un discours rassurant pour les démocrates et les écologistes . Discours qui, pensent certains, temporise et éloigne les affrontements possibles.

Et pendant ce temps-là, le temps du débat, on prendra tout ce qu’il est possible de prendre et d’accumuler.

Y aurait-il du lobby là derrière et du politique faiblard et renonçant juste devant nous?

 “Mon Dieu” ou “diable”, comme on voudra, nous sommes vraiment de désagréables sujets posant sans cesse des questions dérangeantes !

yvonminvielle.thesee@orange.fr