lundi 8 mars 2010

La nature est plus forte que celui qui prétend la connaître !

27 février 2010 la tempête Xynthia nous a surpris !





Après le passage de Xynthia, la destruction des digues, des morts par dizaine dans les villages de Vendée, nous sommes abasourdis, muets de stupeurs, tous travaillés par une colère froide.

Ce qui s'est produit aurait pu être évité, si les hommes aveuglés par leur folie rationnelle et leur cupidité n'avaient pas défié la nature. Pourquoi ces digues ? Pourquoi vouloir " barrer la route" aux éléments , si ce n'est par ce que l'on pense, sans en douter un seul instant, qu'il est possible et même souhaitable de dominer la nature et qu'il est aussi possible de faire des gains en modifiant son cours. Par exemple, fabriquer du foncier là où il n'y en a pas, en gagnant des km2 sur la mer. La nature spoliée se rappelle alors à vous en reprenant sa place.

D'autres solutions existent. Alexandra (notre fille) nous a souvent donné en exemple ce village en bord de mer, quelque part au Brésil, où les rues, ruelles et trottoirs, aménagés permettent à la marée d'accéder à sa zone d'expansion naturelle sans affecter les habitations et autres bâtiments du village. Dans cette région du Brésil la communauté des hommes a choisi de ne pas barrer la route à la nature ( ici la marée) mais de partager avec elle l'espace disponible en cherchant à harmoniser les besoins de chacun.

Comment ne pas rebondir sur nos pratiques ordinaires de vignerons où à chaque moment du cycle annuel de la plante, ces questions se posent et se reposent. Comment accompagner la plante dans son accomplissement ? Comment cheminer (faire chemin) avec elle sans rien lui imposer ? Comment donner chaque jour à l'idée d'harmonie une expression concrète ? Et de se rappeler sans cesse que "La nature est plus forte que celui qui prétend la connaître " Jacky Rigaux, écrivain, Université de Bourgogne

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