vendredi 19 décembre 2008

" Vins fruités" ? Attention !

Ah ! "Les vins fruités" ! Ils sont partout, dans les restaurants, dans les caves , sur les étalages, sur les tables, dans les verres, ...



Le fruit de la vigne et rien d'autre !

Qui ne sait pas entendu proposer un jour ou l’autre, le midi ou le soir, au restaurant, un "vin fruité". Vous hésitez devant la carte. Vous demandez celui qui pourrait accompagner au mieux le plat choisi, et le serveur, la serveuse, gentiment vous suggère, en vous regardant avec ses grands yeux : "Un vin fruité. Cela ira très bien !". Le mot est partout. Le mot est utilisé par ceux qui ont à proposer des vins, sans pour autant, cela se voit, cela s’entend, maîtriser ce que veut dire « fruité », sauf que « fruité » laisse entendre qu’il y a du fruit, donc du naturel, donc que ce produit que l’on vous propose est peut-être bio, voire plus que bio puisqu’il est fruité. Il faut ajouter que le mot « fruité » agrège des qualités positives alors que le mot « bio », parfois, agrège des doutes ou des réserves, vu les assauts idéologiques dont il est l’objet. Et le couple bio-fruité se joue a l’avantage du fruité parce qu’il y aurait soit disant des "bio" qui ne sont pas fruités. Arrêtons là ce type d’évocation et demandons nous comment le "vin fruité" est produit.

Parce que le" vin fruité" n’est pas le résultat de processus naturel, contrairement à ce que l’on croit mais dans la majorité des vins conventionnels, il est le produit d’interventions œnologiques, chimiques, qui permettent d’obtenir ce prétendu goût de fruité. Bien entendu, nous ne pourrons pas évoquer ici, directement, les produits « enzymes" qui contribuent à la fabrication du fruité Il faut savoir qu’ils sont fort nombreux et qu’ils présentent tous, à quelque chose près, les propriétés suivantes :
« préparation enzymatique purifiée et concentrée, destinée à l’extraction sélective des composés phénoliques de la pellicule des raisins. Spécifiques des macérations courtes, ces produits permettent l’élaboration de vin rouge ou rosé, fruité, coloré et rond à rotation rapide ».

Tous permettent de réduire les temps de cuvaisons et d’augmenter les rendements. Bref ! Si vous voulez du "fruité", utilisez les produits oenologiques qui conviennent. Attention il faut se protèger car ils présentent quelques dangers.

Quant on examine les fiches de sécurité qui accompagnent recommandations et usages de ces produits, on s’aperçoit qu’il y a, comme pour tous les produits œnologiques, besoin d’un masque respiratoire avec filtre, de protection des mains avec des gants imperméables, de protection oculaire, de lunettes de protection, et que l’inhalation des poussières enzymatiques, résultant d’une manipulation inadéquate peut provoquer des réactions de type allergiques, qui en contact prolongé avec la peau, peut provoquer des irritations. Malgré cela la préparation en question est classée non-toxique ! Un peu plus loin dans la fiche, il est dit que les conditions d’utilisation étant hors contrôle de la société qui fabrique le produit, il appartient à l’utilisateur de déterminer les conditions de l’utilisation, conditions qui doivent être « sûres et assurées ».

Ce petit parcours dans l’univers du discours des produits œnologiques nous permet de comprendre que le fruité naturel est avant tout chose un fruité chimique.

La propulsion de ce mot dans les discours du vin ou sur le vin, discours simples, ordinaires, celui du serveur, de la serveuse dans un restaurant a une fonction idéologique : barrer la route aux vins naturels et aux vins "bio et en biodynamie" car ces derniers menacent les moyennes gammes et les hautes gammes et pourraient prendre très vite la place des vins technos.

Cela la viticulture conventionnelle veut l’éviter à tout prix. Avec le « vin fruité », elle a lancé une guerre idéologique dont nous aurons ici, dans ce blog, un plaisir à vous montrer les tenants, les aboutissants, et les formes qu’elle peut prendre.

jeudi 27 novembre 2008

Québec ! A la recherche de la belle harmonie !

Montréal. Marché de Bonsecourt. 10 et 11 novembre 2008



Le Saint-Laurent, depuis la salle de dégustation

Bizarre ! Bizarre ! Je ne parviens pas à écrire des propos ordonnés, structurés, logiques sur le Québec. Le Québec et le vin. Le Québec, ses femmes et ses hommes, le Québec et ses couleurs, ses bruits, ses odeurs, ses saveurs, son goût du bien vivre. Tout cela je le connais. Je crois. Je l’apprécie. Je l’aime. Mais je n’arrive pas en cet instant précis à vous en parler simplement. Ce ne sont qu’images et souvenirs qui se culbutent les uns, les autres. Mémoire au travail mais qui a du mal à prendre forme.
Alors soit, « il en est ainsi ». Je m'oublie et je laisse venir à l’écriture ces éclats de langages et de mémoires québécoises dont j’aimerais vous parler.

Au fil des voyages fin des années 80, nous avons ramené du Québec des souvenirs colorés. Le premier : Saint-Jovite et la Pineaudière, le chalet si accueillant de Françoise et Gaston, quelque part dans les Laurentides . Des paysages doux, simples, sereins. Et puis tout cela se trame, au sens de se tisser, avec d’autres souvenirs, l’Ile d’Orléans, la rivière Saguenay, Tadoussac et ses baleines, le lac Saint-Jean, "L’auberge de la petite chute", le vieux Montréal. Souvenirs mêlés à du ressenti, une sorte de qualité de vie, posée, de bon accueil et d’amitié. Les années ont passé...

Un jour, en 2007, avec le "Groupe Renaissance des A.O.C.", nous revenons à Montréal, avec à la main des bouteilles du Château Lagarette. Notre vin ! Nouvelles rencontres, des personnes plus jeunes, amoureux de la vie, de la nature, du bien manger, de l’amitié et du vin. Rencontre avec Cyril "LaQV".
Olympe.



Alexandra : la belle harmonie et le meilleur accord " vins et mets ".


Novembre 2008. Château Lagarette au "Marché de Bonsecourt". Dégustation de vins en importation privée. Belle Salle. Salon des vins " La Convergente" organisé par une association de jeunes agents entourés de leurs vignerons. Tout le monde autour d’une seule et même table. Plus de cent vignerons du monde réunis. Mais aussi des productions locales, tel "le Cidre de Glace" du Clos Saragnat (Christian et Louise). Dégustation animée. On compare, on goûte, on discute. Impression que tout le monde se connaît. Une ambiance, très… québécoise. On ne s’est jamais vu, mais on se connaît déjà. On se retrouve. Tous très jeunes mais très professionnels. Des restaurateurs de Montréal venus avec leurs cuisiniers, soucieux de travailler la belle harmonie, « Vin et mets ». La belle harmonie. La belle province… A la recherche de nouvelles saveurs, de nouveaux goûts. Une forte sensibilité à la cuisine française mais sans plus. L’un des restaurateurs a perçu dans la cuvée Renaissance 2003 de Lagarette un écho avec sa cuisine, accord parfait avec le cerf, le canard sauvage, le phoque, des champignons et même certains fromages du Québec.
La belle harmonie de la belle province !

jeudi 9 octobre 2008

Vendanges 2008 à Lagarette !

Le moment de la vendange est un moment fort, où la « terre-mère-nourricière » et « l’homo-sapiens » entre en communion. En cet instant, la terre nous donne ce, que nous avons produit avec elle...


Les raisins de Lagarette, quelle découverte pour Gabrielle !

Vendanges 2008 : moments sublimes et délicats...

Moments sublimes parce que comme toutes « moissons », le moment de la vendange est un moment fort, où la « terre-mère-nourricière » et « l’homo-sapiens » entrent en communion. En cet instant, la terre nous donne ce, que nous avons produit avec elle, toute au long de l’année. L’un avec l’autre et non pas l’un à côté de l’autre.

Moments délicats parce que cette année le fruit de la vigne a subi bien des agressions : gel, grêle, mildiou même. Chaque cépage s’est défendu à sa manière vaillamment mais toujours avec notre aide. Ainsi, chez nous à Lagarette, le merlot et le malbec ont quelque peu souffert, alors que le cabernet-franc, magnifique, généreux, abondant, a comblé tous les vendangeurs par son expressivité.


Images, odeurs, saveurs...

Accrochées à ces vendanges 2008, des images, des odeurs, des saveurs se combinent entre elles et s’assemblent.

Images. Magnifiques journées de septembre : lumière du matin, qualité de l’air, pureté du ciel bleu, sonorités légèrement étouffées, chaleur de l’après-midi, douceur des soirées… Et bonheur, mille petits bonheurs partagés que nul n’oubliera.

Saveurs et toucher. Cabernet-franc magnifique, grappes saines, denses, douces à caresser, agréables à couper, se logeant sans peine côte à côte, dessus, dessous, dans les paniers des vendangeurs. Bonheur simple de la vendange, cris, chants, jeux. Souvenir : l’un d’entre eux courant dans le rang pour vider au plus vite son baillot dans la baste de réception, posée au bout du rang de vignes, puis reparti aussi vite reprendre sa place et couper, couper… Une sorte de lémurien.

Des bruits et des sons. Le matin, la cloche du château qui rassemble, puis celle de l’église qui se fait entendre chaque heure. Bruits lointains de la vallée, chants et cris joyeux des vendangeurs dans la vigne. Dans le cuvier, ronronnement bruyant mais régulier du fouloir égrappoir.

Odeur des fruits de la vigne, des fruits coupés, des fruits travaillés qui remplissent nos narines. Qualité des premiers jus que notre palais apprécie. Plaisir de l’œil qui saisit la finesse et la précision des gestes d’Olympe, qui surveille la qualité des grappes, observe et mesure, intervient s’il le faut, place la levure naturelle de Lagarette au bon moment, accompagne de tout son savoir-faire, les premiers temps du processus de fermentation.


Sous les tilleuls face à la vallée de la Garonne...

Images heureuses de la longue table des repas du midi sous les tilleuls face à la vallée de la Garonne. Visages penchés, éclairés, quelquefois dans l’ombre, toujours souriants, heureux d’être ensemble pour cette fête annuelle, unique et profondément humaine.

mercredi 1 octobre 2008

Lagarette 1998-2008. Dix ans déjà !

Dix ans pour faire un vin ! Dix ans pour mieux comprendre que les viticulteurs disposent d’une fabuleuse richesse : leur connaissance intime de la terre et de la plante. Ce ré-enracinement a quelque chose de fantastique. Il est aussi douloureux. Il nous montre chaque jour la sauvagerie et le mensonge permanent de la "chimie modernisante".


27 septembre 2008. Feu d'artifice à Lagarette ! Merci Dominique.
Dans la vigne, les vendangeurs font la fête !


Cela fait dix ans que nous exploitons le domaine du château Lagarette. Nous lui avons redonné noblesse et référence, et fait de ce vin, un vin " sincère " apprécié du plus grand nombre. Dix ans de travail, de travail acharné. Dix ans à observer, écouter, goûter la plante et le vin. Pour faire quoi ?

Tout d’abord, faire un produit " juste ", sain, bon pour la santé, du consommateur. Dès 1998, dès la première vendange, dès les premières vinifications, le vin de Lagarette s’est réaffirmé dans la tradition qui a toujours été la sienne (Guide Féret de 1850) et exprime au mieux l'art de faire le vin. En 1999, nous avons obtenu la Médaille d’Or des vins bio d’Aquitaine. Puis entre 2000, et 2008, chaque année de nouvelles médailles et références internationales…

Bref ! Notre vin, le vin de Lagarette a été progressivement reconnu par le monde des experts, le monde de ceux qui jugent et apprécient la production viticole.

- Dix ans pour construire une présence dans dix pays, espaces " eco-sociologiques ", marchés, ou niches écologiques si l’on veut, où les vins naturels (organic wines) sont appréciés, consommés, commentés, jugés et comparés. Il n’est pas si simple de conduire cette bataille de la présence à l’échelle de la planète. Cela suppose des voyages. Cela suppose aussi des rencontres. Cela suppose encore de la ténacité dans l’échange pour parvenir à ce que quelqu’un à l’autre bout du monde (un négociant, un importateur) se décide sur notre vin et en fasse dans son pays un produit de référence.

- Dix ans pour comprendre et mesurer le sens de la confrontation " vin conventionnel / vin bio ". Récemment, nous avons pris conscience de la radicalité de la lutte idéologique, qui oppose vins bio et vins conventionnels. Sincèrement, nous ne pensions pas il y a dix ans que ces oppositions étaient aussi fortes. Nous nous représentions nos choix à la fois naturels, sociétaux et anthropologiques comme des choix parmi d’autres. Aujourd’hui, ces choix dérangent. Ils dérangent ceux qui font commerce de la nature, d’une nature mutilée, abîmée. Démasquer leur imposture devient aujourd’hui un devoir civique.

- Dix ans pour rencontrer et apprécier des femmes et des hommes de qualité qui font des vins naturels en biodynamie. Découverte étonnante, tout particulièrement au sein du groupe La Renaissance des AOC, que ces profils de femmes et d’hommes, qui dans les vignobles de France et d’Europe, du monde entier, ont le souci d’exprimer la nature des terroirs, les qualités de la plante et d’accompagner, dans sa construction, progressive, un vin, leur vin, pour le rendre appréciable et apprécié par les consommateurs.

- Dix ans pour nous enraciner, nous ré-enraciner dans les univers de la viticulture et mieux comprendre les ravages de la modernité. Tout ce que nous savions des ravages de la modernité dans les vignobles français était un peu trop " people ", "livresque" même.

Dans le microcosme qui est le nôtre, nous avons pu constater les effets néfastes de cette idéologie de la modernité qui fait croire, aux viticulteurs qu’être modernes et compétents, c’est utiliser les produits de la chimie, c’est écouter les propositions des marchands d’équipements en tout genre. Alors qu’ils disposent d’une fabuleuse richesse : leur connaissance intime de la terre et de la plante. Ce ré-enracinement a quelque chose de fantastique. Il est aussi douloureux. Il nous montre chaque jour la sauvagerie et le mensonge permanent de la " chimie modernisante".

- Dix ans pour mettre dans vos mains un verre rempli de saveurs. Dix ans pour charmer vos papilles. Dix ans pour faire rêver, ou rêver avec vous, d’un monde différent ou la " Terre-Mère " célèbre la vie enfin respectée.

mardi 26 août 2008

Nouvelle vague de vignerons !

Les vins sincères sans toxique. Une création voulue et souhaitée par une nouvelle vague de vignerons !


Fin août 2008. Grappes de Merlot au Château Lagarette

S’il existe une nouvelle vague dans le monde des vignerons, c’est bien celle des vins sincères sans toxique. Celle de celles et ceux qui veulent produire un vin " bon, propre et juste " (Carlo Pétrini, fondateur de Slow Food). C’est-à-dire un vin dont les saveurs et les qualités gustatives ne sont pas maquillées et sont bien réelles. Un vin non contaminé par les produits chimiques. Un vin juste, socialement respectueux de ceux qui le produisent et de ceux qui le consomment. À d’autres moments, ce vin, nous l’avons appelé vin citoyen. Nous voulions signifier par là le nécessaire respect de la terre, de la plante et des hommes. Ceux qui produisent et ceux qui consomment. Cette citoyenneté viticole, aux allures quelque peu nouvelles, exprime au mieux et au plus près la nouvelle vague des vignerons.

Cette nouvelle vague, que l'on rencontre dans de nombreux pays, n’a pas besoin pour s’affirmer de s’auto-proclamer, de s’auto-référencer et de faire appel à la grande presse (numéro spécial de L’Express du mois de juillet-août 2008). Elle existe de fait, portée par ceux qui respectent la plante, l’humain et l’environnement. Elle n’a pas besoin par ailleurs pour exister, d’insulter, de traiter de « bio-con » ou de « bio-dogmatiste » ceux qui ne pratiquent pas la viticulture conventionnelle. Mais chacun sait que l’on ne s’attaque qu’à celui qui met en cause les pratiques culturales surtout lorsqu’il qui veut les soumettre à analyses. Les conventionnalistes, les néo-conventionnalistes, pourrait-on dire, n’aiment guère ce genre d’exigence de clarté et de lisibilité.

Enfin, on notera que si cette nouvelle vague a un projet et une éthique, elle est aussi pleinement en cohérence avec les contextes naturels et sociaux du moment. Nous savons tous que le modèle hyper-productiviste conduit à l’échec et que l’intensification des échanges économiques, non-régulés, qui ne respectent ni les communautés humaines ni la nature, ne peuvent qu’échouer. Chaque jour, la presse nous rappelle qu’il en est ainsi.

Nous savons aussi que l’homme fait courir à la planète le risque d'une sixième grande extinction des espèces. Ce rappel n’est pas l’expression d’un pessimisme. Il n’en est rien. Tout au contraire, nous voulons souligner que lorsque apparaissent des menaces économiques et physiques lourdes, il est important que l’œuvre humaine, la création la plus singulière de l’œuvre humaine, à savoir le vin, se dise dans des formes éminemment pures et raffinées, pour nous rappeler à tous que l’homme peut, s’il le veut et s’il le souhaite, maîtriser sans les abîmer les processus naturels et donner aux communautés humaines du plaisir à consommer un produit bien fait.

lundi 7 juillet 2008

" Village du développement durable " Bordeaux

13-14-15 Juin 2008 : Esplanade des Quinconces à Bordeaux, entre les chevaux marins des girondins et les statues de Montesquieu et de Montaigne, le premier festival du développement durable.



Ce week-end à Bordeaux, c’était la fête du développement durable. Une fête sympathique, une initiative de Changement d’ère, association bordelaise composée en majorité d’étudiants et soutenue notamment par la Mairie de Bordeaux et BEM, Bordeaux école de management, à laquelle participaient des dizaines d'exposants... dont le Château Lagarette !

Pour Lagarette, c’était une première ! Nous avons présenté ouvertement notre vin " bio" aux particuliers bordelais. En dix ans, depuis 1998, nous avons eu de nombreuses occasions pour nous présenter. Mais cette fois ce n’était pas dans un univers de professionnels du vin, c’était une confrontation directe avec le consommateur de vin : celui qui est intéressé par le bio, le naturel, la biodynamie, le vin sans soufre, la vie, la santé, etc.

Et comme toujours, dans ces moments de confrontations, de rencontres authentiques, ce sont nos efforts, notre travail ordinaire, que nous lisons dans l’œil de nos interlocuteurs. Que nous dit-il cet œil, si je puis m’exprimer ainsi ? Des choses simples. Mais qu’ils nous faut avoir en tête pour comprendre, bien comprendre notre consommateur terminal.

- Tout d’abord, et même s’ils ont une posture favorable, nos visiteurs consommateurs ne savent pas ce qu’est un vin bio. Pardon ! Un vin issu de raisins cultivés selon les règles de l’agriculture biologique. Pourquoi cet intitulé si complexe ? Pourquoi ne pas dire tout simplement un vin bio ? Et que veut dire AB ? Ah Bon ! Les viticulteurs conventionnels utilisent des pesticides. Nous le savions sans le savoir, nous dit notre interlocuteur. Et la bouillie bordelaise avec le cuivre, vous qu’en faites-vous ? Attention au cuivre ! Tout y passe. Les questions fusent de tout part. Et les levures ? La filtration ? Les fûts de chênes ? Parker ? Que vient-il faire ce Parker au milieu de cet échange ? Rien ! Mais il fait partie du décor, surtout à Bordeaux. Il n’a rien à voir avec les bio. Est-il nécessaire de le rappeler ?

- Ensuite, ils ont entendu dire que.., on leur a dit…, ou mieux ils en ont fait l’expérience : " les vins bio ne sont pas toujours bons ". À nous d’expliquer et de réexpliquer, en prenant appui sur la très belle expression de Carlo Pétrini : " ce n’est pas parce que c’est bio que c’est bon, mais si c’est bon, il y a de fortes chances que cela soit bio ". Et oui ! Le déterminisme du mode cultural n’a pas plus de valeur que le déterminisme du terroir. Ce qui compte, c’est le travail, le métier, les savoir-faire accumulés par des générations de viticultures sincères, qui s’efforcent de fournir au consommateur terminal un produit de qualité, pour satisfaire son palais, son imaginaire et son goût de la vie.

- Enfin, ils ont du mal à nommer, nos chers visiteurs, la différence, les différences, entre un vin bio et un vin conventionnel. Et nous d’expliquer à nouveau que cela se sent, se ressent, se perçoit dès l’ouverture du flacon. Les arômes, le bouquet, les premières saveurs, cela ne trompe pas. On est avec du bio ou avec du conventionnel. Et malgré tous les maquillages possibles, un vin conventionnel, même si c’est une grande étiquette, ne pourra pas atteindre cette qualité de bouquet, de saveurs, qu’exprime un vin bio de qualité. Il lui reste alors, à ce vin conventionnel, deux opportunités pour s’en sortir : d’abord, la complicité du dégustateur (négociant, journaliste ou échotier) ensuite l’appui, inattendu, de l’odorat et du goût défaillant de l’expert en vin conventionnel qui n’est plu en capacité d’apprécier la force et la qualité d’un vin naturel. C’est bien souvent cela qui interdit l’affirmation et l’affichage des différences. Bien entendu, il y a au-delà de cette double difficulté, bien des choses " vilaines " que nous ne nommerons pas, mais que chacun d’entre-nous connaît.

Que de débats mes amis ! Notre avenir sera riche d’échanges, d’idées à confronter, à échanger. Merci à toute l’équipe de Changement d’ère, à Bordeaux École de Management et à tous les partenaires qui ont soutenu ce projet, pour ce magnifique week-end.

Pendant ce salon, Lagarette a proposé aux enfants :
" Dessine-moi une vigne et un vigneron qui défendent le développement durable et la biodiversité "

Voilà le dessin que nous avons reçu de Jean Delpech (9 ans) de Bordeaux. Bravo et merci !



Enfin le tirage au sort a désigné le dimanche soir Régine Raux de Courbevoie gagnante du " Coffret Lagarette"

vendredi 13 juin 2008

Le vin de Lagarette sans résidus de pesticides !

Un rapport d'analyse pour mieux faire comprendre notre vin, nos choix, nos volontés



Il est important d’être sincère et d’afficher ce qui définit notre vin, issu de savoirs ancestraux et de notre volonté présente de parvenir à un produit de qualité.

Hélas, la dissimulation est aujourd’hui une vertu trop développée ! Quelquefois involontaire, elle est bien souvent voulue, ce qui ne va pas sans risques. À force de chercher à faire croire, sans démonstration, que nos produits n’ont aucun problème, nous risquons d’être confrontés à des retournements spectaculaires et dévastateurs. La crise alimentaire actuelle en est un bon exemple.

C’est dans cet esprit de sincérité que nous avons fait réaliser, par un laboratoire indépendant, un rapport d'analyse de notre vin quant à sa teneur en résidus de pesticides et autres produits à risques pour la santé des humains.

Il ressort de ces analyses, concernant les molécules classées dans la catégorie " matières actives " qu'aucune des 53 matières " à risques " recherchées n'a été détectée. Quant au cadmium, nous sommes en-decà du seuil de détection. Pour le plomb nous sommes à 0,043 mg/l, alors que la quantité normale acceptable est de 0,1 à 0,4 mg/l.

Pour l’ochratoxine A, nous sommes largement en-dessous du seuil de détection. Et pour l’anhydride sulfureux, nous sommes bien en-dessous de 10 mg/kg, seuil qui nous autorise selon la Directive CE du 25 novembre 2005, à ne pas mentionner sur notre étiquette " ce vin contient du sulfite ", ce qui est rare.

Ces analyses rappellent que les vins bio ou en biodynamie ne repoussent pas les apports de la science, bien au contraire. Nous souhaitons que nos vins soient reconnus pour ce qu’il sont.

Ce qui fait débat, ce n’est pas la science et le rapport que nous avons avec la science, mais les liens abusifs que certains ont établi entre faits scientifiques et solutions techniques, laissant croire que les dispositifs techniques, mis au point pour modifier le réel, l’appareiller ou l’équiper sont fondés sur des réalités scientifiques. Ils le sont pour partie mais ils sont surtout liées à des intérêts économiques et à des solutions commerciales qui les portent et les développent. En soi ce problème n’est pas gravissime, ce qui fait problème, c’est le fait de dissimuler le lien entre solutions techniques commercialisées et faits scientifiques. L’oubli de ce lien est destructeur. Il pourrait à terme l’être aussi pour les vins conventionnels.

Faire le choix de la sincérité, c’est rendre visible, pour le plus grand nombre, nos choix. C’est aussi faire apprécier notre produit, non seulement pour ses qualités gustatives, mais aussi pour l’ensemble des précautions qu’il prend pour préserver la nature et la santé des hommes.

mardi 20 mai 2008

Moscow 16 mai 2008 : "Hélios" la surprise !

Le vin de Lagarette à Moscou : un " vin sincère ", qui dit ce qu'il est !
La fête à Biowine : Cuvée Hélios 2000 !




Cathédrale Saint-Basile,
Place Rouge, Moscou.

Nous avons attendu près de dix ans et fait près de 3.000 km ce week-end pour ré-entendre ce que nous pensons avoir toujours entendu à propos de notre vin : " C’est un vin sincère ! ". C’est-à-dire c'est un vin qui n’est pas " maquillé ", qui se donne à voir et à boire, qui dit qui il est, sans peur. Au fond, c’est un " vin citoyen ", comme nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire et de l’afficher.

Au cours de la soirée, nous ne savons plus qui a utilisé cette expression : Victor Kuznetsov, General Director, Pavel Shvets Director et " meilleur sommelier de Moscou " ou Svetlana Evgenyeva, Import-manager ? Peu importe celui ou celle qui a utilisé le qualificatif ! La qualité attribuée se lisait dans leurs yeux et sur leurs lèvres. Tous ont aimé notre vin lors de la superbe dégustation organisée par Biowine dans son restaurant privé pour clients et collaborateurs.

Atmosphère feutrée, confortable et chaleureuse, style club anglais, tout en haut d’un immeuble avec vues sur les toits de la ville. Accès direct par ascenseur privé avec gardien à l’entrée plutôt accueillant. Bref ! tout en haut, l’ambiance était magique. C’était un lieu et un moment fort. Avec l’aide de Svetlana, nous avons mis en mots notre expérience, pour que chacun des présents, puisse apprécier ce que veut dire travailler le vin, travailler dans un cuvier, travailler dans la plante, en biologique et en byodynamie. Peu de questions mais beaucoup d’attentions. Cela se ressent très fort dans ce type d’ambiance.

Mais ce soir-là à Moscou, ce fut aussi la fête des historiettes et la fête à " Hélios ", une Cuvée spéciale du Château Lagarette.


Olympe Minvielle, viticultrice, et Pavel Shvets, directeur de Biowine, et sommelier

Pour les historiettes, et pour n'en citer qu'une, Pavel s’est plu à raconter son arrivée au Château Lagarette, en 2007, un jour de février où il avait beaucoup neigé. Panne de voiture, panne d’électricité, difficulté à joindre Olympe au téléphone. Enfin, arrivée au château, dégustation, cuvier, chai, rencontre avec le vin, émerveillement, étonnements... Début d’une sympathique collaboration que nous souhaitons longue et heureuse.

Ce fut aussi la fête à " Hélios ", un vin rare que nous ne " sortons " pas mais que nous aimons beaucoup. De quoi s’agit-il ? D'une cuvée avec les cépages Merlot 50%, Cabernet Sauvignon 50%, le tout produit uniquement par nos très vieilles vignes, de 50 ans d’âge, sur une parcelle exposée au Sud-Ouest, avec un passage en futs de chêne de 24 mois. Un vrai plaisir à boire ce vin-là ! D’autant plus que pour cette soirée moscovite, nous avons proposé un " Hélios 2000 ", année de la sécheresse. On peut penser que le souffle des vents du Sud était présent ce soir-là, dans cet espace étonnant, où Biowine a l’habitude de recevoir ses amis et ses clients. Bref ! Tout le monde a apprécié : échanges, vin, amitié, convivialité autour des verres. Nous étions tous très heureux.

vendredi 9 mai 2008

Brésil, 29 de Abril de 2008, São Paulo

Succès pour tous les vins "bio" et "biodynamie" du Groupe Renaissance des A.O.C.
Pour nous, émotions ! Force et expressivité de la vie brésilienne retrouvées.



Avenue Paulista, São Paulo

Ce n'était pas une première visite. Ces vingt dernières années nous ont vu faire plusieurs voyages au Brésil. Rio de Janeiro, São Paulo, Fortalezza, nous ont accueillis pour des colloques, conférences, etc., mais aussi pour la réalisation d'un film sur la vie de Paulo Freire, le grand éducateur brésilien. Magnifique occasion pour nous de revoir nos contacts et chers amis de l'époque. Un grand merci spécial pour Mitsu et Moacir, leurs familles et leurs amis. Nous avons retrouvé avec plaisir cet accueil brésilien si chaleureux, si sensible et si proche. Et surtout nous avons visité l'actuel et l'impressionnant Institut Paulo Freire dirigé par Moacir Gadotti cher ami de Paulo Freire. Que d'émotions, découvertes, rencontres ! Que d'actions et de projets !

En ces derniers jours d'avril 2008, le Brésil semblait découvrir la "biodynamie" peut-être même le vin "bio" tout court. L'article sur deux pages, paru dans le plus traditionnel des grands quotidiens, O Estado de San Paulo, du 24 de abril de 2008, avec photos et référence à Lagarette, témoigne de ce nouvel interêt.

Pendant le salon au Buffet Torres, regards étonnés, questions de tous ordres, etc. Les viticulteurs du Groupe Renaissance des A.O.C., présents à São Paulo lors de cette dégustation, n'ont pas eu à regretter leur déplacement. Les professionnels étaient au rendez-vous, le public "éclairé" et "amateurs de bons vins" également. Tous, intéressés et passionnés par la table de Lagarette placée dans l'espace Expand, chaîne de caves brésiliennes avec de très grands vins du monde.



À la demande des organisateurs tous les viticulteurs avaient amenés un échantillonnage de leur terre. Ainsi, présentée dans une sorte de coupelle, placée devant chaque Cuvée, la terre de Lagarette exprimait avec force ses odeurs. Une fourmi bien française avait voyagé, clandestinement avec la terre, les graviers et les pierres calcaires. Ses déplacements sur la table de dégustation rappelait que la terre, le sol de Lagarette, n'est pas un simple support pour les cultures, mais un être pétri de vie. Mais il n'y avait pas que la terre qui exprimait ses odeurs. Jamais le vin de Lagarette ne nous est apparu aussi expressif. Peut-être se sentait-il bien en terre brésilienne ? La qualité des saveurs exprimées, se lisait sur les visages et les regards des dégustateurs. Pas besoin de mots pour dire son plaisir. Cela se voit. Autre indicateur, plus trivial, mais d'importance : le vin n'était jamais recraché, mais bien bu jusqu'à la dernière goutte. Très rare en dégustation !

Une fois de plus Lagarette fut pris dans une sorte de tourbillon de plus en plus intense, pour finir en tornade. Jeu des interactions, échanges d'avis entre professionnels et dégustateurs éclairés. Plus le temps passait, plus les langues se déliaient. Et le dernier de nous dire vers 22 h, en présence de ses amis : "Je ne peux pas rentrer chez moi sans avoir goûté à nouveau, cet excellent Renaissance 2003 de Lagarette. Pour moi, un des meilleurs vins du salon", a-t-il ajouté. Comblé le viticulteur...

Nous ne pouvons finir cette courte note brésilienne, sans souligner en quelques mots, la force et l'expressivité du mode de vie brésilien retrouvées. On y serait bien resté. Surement, nous y retournerons et sous peu.

vendredi 25 avril 2008

Résidus de pesticides dans le vin ?

Enfin le débat est ouvert ! Et il est loin d’être clos car la question est aujourd’hui une question sensible. Dans l’épaisseur du silence sur les pesticides contenus dans un verre de vin, c’est important !



Le vin serait, selon certains, contaminé, chargé de pesticides. C’est une vrai/fausse nouvelle. Nous savons tous que les vins conventionnels, utilisent des produits dits « d’accompagnement », aussi bien pour « protéger » le pied de vigne et ses raisins, que pour favoriser couleurs, odeurs, saveurs (!) du vin se construisant.

L’étude
Les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe) et le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) pour la France, ont réalisé une campagne d’analyses sur des vins d’Europe et du monde entier. Les conclusions de cette ensemble d’études font ressortir que sur les 40 bouteilles de vins rouges analysées en provenance de différents pays européens, dont la France, tous les vins dits conventionnels étaient chargés de pesticides et seuls cinq des six vins issus de l’agriculture biologique conduit à l’analyse ne présentait aucune traces de pesticides. Le problème est que parmi les résidus trouvés dans les vins conventionnels, de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neuro-toxiques.

Les réactions
Elles ne se sont pas fait attendre. Elles sont assez vives, portées par différentes organisations de producteurs, très certainement de gros producteurs ou d’intérêts nationaux tels que l’IFV (Institut français de la vigne et du vin), l’OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin) ou encore COPA-COGECA (Comité des organisations professionnelles agricoles - Comité général de la coopération agricole de l’Union européenne).

Notre intérêt se porte sur le statut et la qualité des arguments produits par les contradicteurs :

- 1er argument : « Les traces retrouvées dans les vins conventionnels ou autres sont des traces de produits autorisés ».
Sous-entendu : ce que vous dénoncez messieurs de PAN-Europe est par ailleurs autorisé par la puissance publique et les différentes instances publiques européennes.

- 2ème argument : « Les teneurs en pesticides décelées par PAN-EUROPE sont inférieures à celles décelées par des études antérieures, réalisées par l’Institut français de la vigne et du vin et par le ministère de l’Agriculture ».
Sous-entendu : Vos propos n’ont pas grandes valeurs. Nous sommes allés plus loin que vous. Nous avons décelé des charges supérieures lors de travaux qui, eux, ont une valeur scientifique plus importante que vos conclusions parce que appuyées par des instances publiques (laboratoires de recherche publique ou autres).

- 3ème argument : « la vrai question, c’est la question des LMR (Limites Maximales de Résidus). Là est la vrai question, et pour l’instant, ces limites maximales ne sont pas fixées. Donc que peut-on dire ? »
Sous-entendu : Vous avez pris comme référent en charge de pesticides, l’eau potable. Il va de soi que ce référent ne convient pas et qu’en conséquence vos inférences et vos conclusions n’ont guère de valeur.

- 4ème argument : celui-là est sans rapport avec l’analyse scientifique. « Cette étude ne peut que déclencher des craintes chez les consommateurs. C’est une étude irresponsable ».
Sous-entendu : Portée par des irresponsables.

On le voit le débat risque d’être tendu, houleux. Tous les coups seront permis pour essayer d’invalider les propos de l’adversaire. Pour notre part, nous pensons que la brèche est ouverte, dans l’épaisseur du silence sur les pesticides contenus dans le vin, et que c’est important. Cette brèche devrait nous permettre d’afficher, à terme, la teneur en pesticides de nos vins. Après tout c’est la seule posture qui compte. On verra bien comment se comporteront alors ceux qui cherchent appui, pour dissimuler la réalité des faits, auprès d’instances prétendument scientifiques.

vendredi 11 avril 2008

« Renaissance des AOC » sur le sol italien à Vérone

5/6/7/ avril 2008 : Rencontre annuelle à Vérone au restaurant Ca' Scapin où le groupe Renaissance des AOC était invité. Premières et fortes impressions : La qualité de l’accueil des organisateurs, la rencontre Carlo Petrini / Nicolas Joly, sans oublier le goût affirmé des visiteurs pour les vins devenant vieux, et la présence étonnante de viticulteurs géorgiens.

La qualité de l’accueil
Ce point d’importance mérite d’être souligné. Aujourd'hui tout devient froid et formel (y compris les sourires). Simple application des règles et principes des politiques qualité. À Ca' Scapin rien de tout cela. L’accueil très convivial était réglé par deux moments forts. Tout d'abord, le barbecue géant pour vignerons et visiteurs, conduit par un éleveur de bœufs qui avait mis à disposition des convives d’énormes pièces de viande. Autour du feu, le bruit courait que la cuisson aurait duré plus de vingt heures, histoire de gérer la bonne distance entre pièces de bœufs et chaleur du foyer. Ensuite, le lendemain l’apéro- fromage, juste avant le dîner des vignerons, nous a "scotché sur place" pendant plus d’une heure. Saisis par la multiplicité des saveurs, du poivre au fade légèrement pimenté, nous n’osions plus bouger de peur de perdre notre place et notre assiette. Là aussi la réussite tient à la présence sur site, tranchoir à la main, de l’éleveur-fromager.


Entrée de Ca' Scapin : l'éleveur prépare depuis la veille, le barbecue

Rencontre Carlo Petrini / Nicolas Joly
Le dernier ouvrage de Nicolas Joly, édité par Slow Food Editore, Il vino biodinamico, territorio, gusto e qualità a été présenté en avant-première à Vérone samedi 5 avril 2008. Devant une salle comble, Carlo Petrini Président de Slow Food, a honoré de sa présence, la présentation de l’ouvrage par Nicolas Joly. Un moment fort, sincère, une rencontre rare sur fond de contexte franco-français de présentation au Parlement de la loi (française) sur les OGM. Mais au fait quelle est la position exacte, à ce jour, du Mouvement Slow Food sur les OGM ?

Un goût de plus en plus affirmé pour le vin devenant vieux
Notre Lagarette 98 Cuvée Renaissance, a eu un grand succès au cours de la dégustation. Tous les visiteurs, dégustateurs curieux de ce millésime, ont apprécié sa rondeur, la finesse de ses tanins vieillissants, etc. Tant mieux ! Pendant longtemps, trop longtemps (rapport de force oblige), ce type de vin ne pouvait pas être présenté aux dégustations surtout en Italie. Seuls comptaient la jeunesse et le fruit, au détriment, hélas, de ce qui s’appelle tout simplement "un vin". Vérone 2008 a marqué pour nos vins une forte inversion de la tendance "vin jeune / vin vieux".



Présence de viticulteurs géorgiens

C'était une belle et vraie rencontre avec échanges d'expériences respectives. De l'émotion, beaucoup d’émotions, car tout viticulteur qui connaît un peu l’histoire de son produit sait que la Géorgie est un pays chargé d’histoire et de symboles concernant le vin. Leur mode de vinification dans de grandes amphores (2 mètres de haut) complètement enterrées et fermées. Tout cela nous a beaucoup intrigué. Nous aimerions en savoir plus. Envie d’aller voir sur place. Et puis après le dîner des viticulteurs, il y a eu leurs chants polyphoniques. Impressionnants !

Mais aussi envie de revenir à Vérone en 2009...

mardi 1 avril 2008

Bienvenue à Lagarette !

21 février 2008. Du soleil dans les vignes ! Du soleil dans nos cœurs !
Vingt-cinq enfants de Camblanes accompagnés de Mme Baransade institutrice de la classe CM1/CM2, ont visité l'exploitation.


Trois thèmes ont été retenus par les enfants pour leur journal "Lieux de production": l'histoire du site, l'agriculture biologique, la fabrication du vin. Par leurs questions, les enfants nous ont réappris ce que veut dire s'étonner : ouvrir ses sens, son esprit, à ce qui survient.



Les enfants, pressés de voir ce qui se passe dans la vigne de Lagarette

Émouvant l'étonnement des enfants, devant la nature et le vivant !
Pour nous adultes, usés par le quotidien des jours, les modes de raisonnement tous faits, une sensibilité qui s'émousse. Progressivement nous avons désappris à voir, à entendre, à toucher, ce qui, pour les enfants fait source d'étonnements.
Étonnements dont nous retiendrons ceux qui nous ont étonnés : la vigne qui pleure, la tisane d'orties et la malle d'Albert Jullien.



Les pleurs de la vigne ? Quelle belle découverte !

Étonnement devant la vigne qui pleure !
À la fin de l'hiver la sève remonte des racines vers les sarments encore liés aux ceps de vigne. Et lorsque le sécateur sectionne le sarment, la vigne pleure. La sève s'écoule quelque fois en abondance par l'extrémité du sarment que l'on vient de couper. Et nous d'expliquer aux enfants pourquoi à notre avis, il est important de tailler quand la vigne pleure. Signe de vie végétale prête à affronter naturellement toutes les agressions et nuisances extérieures.



Intéressant le touillage de la tisane d'orties !

Étonnement devant la préparation de la tisane d'orties !
À Lagarette, on a le souci de soigner la vigne. Elle est traitée, accompagnée dans sa croissance par des traitements naturels à base de plantes ramassées sur le site : orties, prêles, plantes aromatiques, etc., préparées comme des tisanes que l'on répand ensuite sur les ceps, jeunes et vieux, et sur le sol. Le jour de la visite des enfants, nous avons fait devant eux la préparation de la tisane d'orties. Orties coupées le matin. Eau du puits dans une vieille barrique dédiée à cet usage. Surprise, étonnement, touillage de la tisane. Explications. On peut soigner la vigne avec des plantes, plus précisément avec des plantes qui poussent au plus près d'elle. Évitant ainsi de contaminer les sols et les nappes phréatiques avec des produits toxiques, pesticides, et autres produits phytosanitaires profondément nocifs. Tous ceux largement utilisés en viticulture "conventionnelle".

Étonnement devant la malle d'Albert Jullien !
Lagarette, domaine viticole, est aussi une demeure historique du XVème. Albert Jullien, journaliste actif dans les années 30, a été l'heureux propriétaire de Lagarette, pendant quelques dizaines d'années. Proche des politiques de son temps, il les a accompagnés de part le monde, dans leurs voyages, en train et en bateau, disposant pour ses effets personnels d'une grande malle verticale de 1m60 de haut, sur 80 cm de large, et de 60 cm de profondeur. Malle bien aménagée avec tiroirs et penderie. Sorte de "piège à rêves" et à évènements. Petite maison à soi, si différente des sacs de voyage que nous emportons avec nous dans les voitures et les avions. Elle a dû en voir cette malle ! Des villes, des hommes, des plaines et des montagnes ! Peut-être même, a t-elle voyagé avec son propriétaire, dans des pays où aujourd'hui le vin de Lagarette est présent et apprécié : Californie, Canada, Corée, Japon, Russie, Brésil et l'Europe, bien sûr toute l'Europe, etc.

A quand la prochaine visite pour de nouvelles découvertes et étonnements ?

vendredi 14 mars 2008

La taille à Lagarette

Chaque acte agricole, chaque geste, a son importance.
Un des plus beaux moments : le contact intime avec la vigne complètement nue, pendant la taille.




Tous les ans le travail de la vigne commence par la taille. Geste ancien transmis de générations en générations. Opération mal connue, la plus importante de l’année. La qualité des raisins des prochaines vendanges dépend des choix faits à l’instant même de la taille mais aussi de la prise en compte d’un ensemble de variables : cycles lunaires, vents, temps froid, temps sec, pluies, précocité des parcelles, diversité des cépages, âge des pieds, etc.

À Lagarette, la personne qui taille prend son temps. Elle observe, écoute, attend, bouge et se déplace dans les rangs de vignes, attentive à la vigne qui s’éveille lentement du long sommeil de l’hiver. Le temps de la taille est venu lorsque la sève remonte jusqu’à l’extrémité des sarments. À ce moment-là, on dit que la vigne " pleure ". La vigne peut alors se défendre seule et repousser les agressions des bactéries et champignons. Les anciens pratiquaient la taille en fin d’hiver au mois de mars. Ils disaient : " Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars ". Vieille sagesse pratique paysanne que Lagarette respecte encore aujourd’hui.

Dressée devant le pied à tailler, la personne qui taille va prendre en compte toutes sortes de choses : l’état général du pied, son âge, sa forme, sa vitalité, sa fragilité, sa force, l’abondance et la diversité des sarments, la vigueur et la direction des sarments (certains montent vers le ciel, d’autres vont vers la terre), etc. Après ce temps d’observation et de compréhension du cep, elle va choisir la forme à lui donner, les équilibres à trouver ou à retrouver.
Chaque pied est unique. Il exprime son originalité et nous devons le préserver et l’accompagner dans son développement par le geste de la taille. C’est un moment important où nous avons un contact direct, intime avec une vigne complètement nue, qui se découvre à nous, qui nous montre ce qui se niche au creux des vieux ceps. Elle est fragile. Elle s’expose. Elle attend beaucoup de nous. Elle appelle le respect, car elle va en retour nous donner son potentiel, sa générosité, sa vie. Il ne faut surtout pas la bousculer, ni l’agresser, mais plutôt l’accompagner en douceur, la prendre pour ce qu’elle est, afin qu’elle puisse s’épanouir pleinement et nous donner des grappes saines et généreuses, que les vendangeurs aiment tant ramasser.

Eh oui ! À Lagarette, c’est à tout cela que pense la personne qui taille lorsqu’elle est au " corps à corps " avec le pied de vigne.

mardi 26 février 2008

Canada, rien que du bonheur !

Toronto 9 février. Montréal 11 février. Deux événements ! Deux dégustations organisées pour le groupe Renaissance des AOC avec des producteurs en biodynamie, artisans de pays différents. C'était une première, nous étions très attendus...


Montréal : des échanges passionnants entre des participants et Yvon Minvielle

Au Canada, le froid nous a saisi les os (-27°C) mais le chaud nous a rempli le cœur. Que ce soit à Toronto (Ontario) où à Montréal (Québec) la qualité de l'accueil, l'organisation des salons, la spontanéité positive des organisateurs et des participants nous ont enchanté. Le Château Lagarette se sentait bien. Ajoutons à ces impressions fortes que nos interlocuteurs tous très jeunes et très compétents ont fait couler à flot enthousiasme, détermination, travail, passion, culture et qualités des échanges.

1- Sur l'organisation des salons tout d'abord.
Notre étonnement porte sur la gestion des flux de participants. En France tout comme ailleurs la cible d'un salon c'est le professionnel moyen, novice ou chevronné. A Toronto et à Montréal nous avons ressenti l'entrée progressive et réglée des participants du salon comme soigneusement pensée, pesée et mesurée. A Montréal par exemple : le salon s'ouvre et tout commence par la SAQ (société d’État qui a pour mandat de faire le commerce des boissons alcooliques au Québec) avec ses conseillers et acheteurs, puis entrent en scène les professionnels (importateurs) suivi des restaurateurs eux-même talonnés par la presse, les étudiants (sommeliers) et leurs enseignants. Viennent ensuite les "amateurs éclairés" issus de cercles et clubs de dégustation. Un vrai ballet ! Epuisant mais passionnant, car ce n'était jamais tout à fait les mêmes qui nous interpellaient pour déguster et commenter : diversité, richesse des échanges.

2 - Sur l'accompagnement de la dégustation par des produits locaux.
Cochonnailles, légumes, soupes, "tapas" canadiennes, mets délicats, les nourritures locales étaient au rendez-vous, offertes aux participants du salon en accompagnements des vins proposés par Renaissance des AOC. Un geste concret sympathique et accueillant pour les participants. Bien sûr ! Mais aussi et surtout un geste symbolique pour les producteurs de vin, que l'on pourrait résumer ainsi : "Accueillir vos vins, chez nous au canada, c'est leur donner la possibilité aujourd'hui de combiner vos saveurs avec les produits de nos terroirs".

3 - Sur la spontanéité et la qualité des échanges.
Rires, plaisanteries, histoires drôles pour faire vibrer l'âme du vin et donner à chacun l'envie de l'échange et de la dégustation. Les questions étaient précises, cultivées. Rien de pesant et de pincé. Pas de silences désobligeants. Rien que du bonheur !

Un grand merci pour leur accueil à Bernard, Sylvie (Toronto, "Le Sommelier"), à Cyril (Montréal, "La QV inc."), avec une mention spéciale pour Eloi, l'homme aux galettes de thé (Montréal, "Le Cheval Blanc").

jeudi 7 février 2008

Belle dégustation à Angers le 3 fevrier 2008 !

"Je ne suis que le libraire et sur ma table j'accueille les ouvrages dont vous êtes les auteurs" (un visiteur caviste à la table de Lagarette). Le groupe Renaissance des AOC a eu un très grand succès !


Viticulteurs et dégustateurs, sous la charpente des greniers Saint-Jean...

Il y avait sous la magnifique charpente des greniers Saint-Jean tout un bruissement de positivités, opportunités, ouvertures, rencontres à venir, partenariats, marchés possibles, etc. Bref sans être très joyeuse, l'humeur était à l'optimisme. Sans doute parce que le "bio" est aujourd'hui porteur et qu'il connait un réel développement économique. Entendons le "bio" en général, se porte bien. Par contre la viticulture "bio" et en biodynamie, elle, doit toujours se battre pour gagner sa place surtout en France.

Cette année les cavistes étaient très présents au Salon d'Angers. Nous les avons trouvés différents, ouverts et intéressés par le vin "bio". Moins de réserve, moins de jugement tous faits. Tous semblaient avoir le souci de comprendre pour mieux choisir et... mieux acheter. Banale observation puisque tous étaient venus à Angers, ce dimanche 4 février pour rencontrer aux greniers Saint-Jean des viticulteurs travaillant en biodynamie et si possible leur acheter leur production.

Soit, mais quelques fois les rencontres cavistes/vignerons n'ont pas toujours été heureuses (cf. notre blog Rumeur chez les cavistes). L'un d'entre eux a trouvé une formule très juste pour mieux distinguer les interventions respectives du vigneron et du caviste. "Je ne suis que le libraire et sur ma table j'accueille les ouvrages dont vous êtes les auteurs". Et d'ajouter : "Il serait regrettable de mélanger et de confondre les positions. Nul n'y gagnerait !" Paroles de sagesse. Les cavistes bavards analystes qui n'ont jamais vinifié sauront, espérons-le, y trouver une inspiration positive.

Ne pas oublier ! Accrochée au "ciel" des greniers Saint-Jean, Cette étonnante banderole sur les OGM : "Nous sommes contre les OGM. en plein champ". Enfin les positions sont prises ! Les positions s'affichent ! Faut-il y voir l'une des suites positives du Grenelle de l'Environnement ? Peut-être... Mais peu importe le cheminement de la prise de décision. Ce qui compte c'est qu'elles se manifestent publiquement et sans ambigüité. D'autres ont encore beaucoup de chemin à faire.

dimanche 20 janvier 2008

Ce sont les mauvaises idées qu'il faudrait arracher !

Viticulture : plan anticrise ? Histoire d'une viticultrice qui vient d'arracher 10 ha de vignes, son outil de travail... "Avec la prime, elle remboursera ses emprunts..." 1 250 hectares devraient être arrachés en 2008 en Aquitaine ! Journal Sud-Ouest 15 janvier 2008.



Yvon Minvielle à la Winery, 19 janvier 2008

Ce ne sont pas les vignes qu'il faut arracher, ce sont les mauvaises idées. Celles de la période dite de productivité dont nous avons héritée : planter large (3 m entre les rangs) pour faciliter le passage des engins et les traitements, entretenir propre avec des desherbants destructeurs de la vie, de la biodiversité, nourrir et protéger la vigne à l'aide de toutes sortes de produits phytosanitaires etc. Et dans le cuvier : levures chimiques, micro-oxygénation en tous genre, etc.

Le problème c'est qu'il n'y a pas de prime à l'arrachage pour les mauvaises idées et surtout il n'y a plus personne, sauf ceux qui ne sont pas informés que le vent est en train de tourner pour assumer, avoir le courage de dire : oui, c'est nous qui avons fait cela. Nous nous sommes trompés, voire nous avons été trompés. Le courage n'est pas la qualité première des viticulteurs chimiques et encore moins celle de ceux qui les ont conseillés.

Il faudrait questionner les juristes, leur demander comment on peut se protéger des mauvaises analyses et des mauvais conseilleurs, et surtout comment on peut exiger réparation lorsque leur consultance à terme s'avère néfaste et mortifère.

vendredi 18 janvier 2008

La Terre nous parle, écoutons-la !...

Janvier, repos de la vigne et de la terre. Lectures... Envie de vous inviter à lire ce beau texte.


Janvier 2008, le jour se lève sur Lagarette...

La Terre nous parle, écoutons-la !
Dis voir, toi l’Humain, as-tu perdu la tête ?
Je suis Gaya la Terre-Mère, ton unique matrie
Je me dois te le dire avec force
Toi que l’on dit doué de raison Tu agis de plus en plus en irresponsable
Au lieu de faire alliance avec moi, qui t’ai donné la vie. Moi qui te porte, te nourris
Voilà que tu m’exploites, sans vergogne, et sans retenue
Imbu de la puissance que t’apportent aujourd’hui la science et la technique,
Avide d’en avoir toujours plus
Oh certes tu parles beaucoup d’économie mais tu ne sais pas être économe
Tu gaspilles tu dilapides les richesses que j’ai mis des milliards d’années à constituer
Il n’y en aura pas pour tout le monde,
Il n’y en aura bientôt plus pour tes enfants
De plus, tu te moques des inégalités qui grandissent entre les hommes
Sais-tu qu’ainsi tu prépares des guerres qui seront pires que toutes celles qui ont assombri l’histoire ? Dis-moi y songes-tu ?
Autrefois tes ancêtres répétaient qu’il fallait gérer le patrimoine en bon père de famille
Aujourd’hui il n’y a que le profit maximum à court terme qui t’intéresse
Tu veux tout soumettre aux lois de l’argent
Alors qu’il y a tant de choses qui n’ont pas de prix. Tu marches sur la Terre !
Cultiver la terre avec intelligence et discernement, avec respect et amour
Ce n’est pas du tout la même chose que de l’exploiter avec la rapacité dont tu fais preuve depuis quelques décennies
Tu perds ainsi peu à peu sans même t’en rendre compte toute sensibilité à mon égard
Tu deviens incapable d’apprécier les trésors que je t’apporte
Avec mes visages rythmés par les saisons
Mes fleurs et leurs parfums. Mes oiseaux et leurs chants
Pour moi qui subis tes excès et tes outrages
Tu détruis inéluctablement les mécanismes qui conditionnent ma vie, donc la tienne !
C’est à croire que tu ne t’en rends même pas compte alors que les signes se multiplient
Tu érodes mes sols et les déserts gagnent
Des sources à la mer tu souilles l’eau qui féconde la Terre
Qui donnent la vie et qui est mon sang. Tu rectifies, tu barres, tu détournes
Tu assèches les rivières les fleuves qui sont mes veines et mes artères
Tu fais disparaître les forêts qui sont ma parure et mes poumons
Ces forêts qui absorbent le C02 et redonnent l’oxygène, indispensable à la vie
Tu rejettes dans l’air, dans les sols, dans l’eau, des substances de mort qui échappent à ton contrôle et qui les empoisonnent pour des milliers d’années
Tu fais disparaître les plantes, les animaux et toute cette diversité qui assurait ma richesse et mon équilibre
Tes pesticides font même disparaître tous les insectes pollinisateurs sans lesquels les arbres ne donneront plus de fruits
Tu fais fondre mes banquises qui régulent le chaud et le froid
Qui conditionnent les courants, qui parcourent les océans
Il faudrait quand même que tu t’en rendes comptes !
Je ne suis pas une carrière que l’on exploite impunément
Je suis un organisme vivant avec ses équilibres, ses cycles et ses lois
Avec ses fragilités aussi Il n’est que temps que tu l’apprennes et que tu réapprennes à me considérer avec respect
Que tu apprennes enfin à coopérer avec moi en repensant de fond en comble tes manières d’aménager et de produire
Mais aussi tes façons d’échanger, de consommer, d’épargner, de partager
Cela porte un nom : Le Développement Durable et Solidaire
Il faut que tu t’en persuades
Cette nouvelle façon de concevoir le développement ne tombera pas du ciel
Elle ne dépend que de toi, de ta sagesse, de ton bon sens, de ta volonté
De ta façon de mettre en pratique les principes d’égalité et de fraternité.
Déjà un peu partout dans le monde tes frères et tes soeurs s’y emploient avec succès
Ils savent que là est le vrai progrès
Tu dois, toi aussi, y apporter ta contribution
Comme le Petit Prince de Saint-Exupéry qui était responsable de sa rose
Tu es aussi responsable de ta Planète et du devenir de l’Humanité
Ne te comporte pas comme ce roi qui disait « Après nous, Déluge ! »
Ne demeure pas indifférent à ce qui se joue sous tes yeux
Non, ne te résigne pas !
Repense tes manières de vivre
C’est pour ton bien et pour le mien
C’est pour ton bonheur et celui de tous ceux qui viendront après toi.

Rencontres éco-activités du Grand Ouest, les 3 et 4 octobre 2007 au Parc Expo de Rennes - Conférence inaugurale

mardi 1 janvier 2008

Bonne année !



Une très bonne année 2008 à tous ceux et celles qui apprécient le vin du Château Lagarette !
Que l'année 2008 soit pour nous tous, l'année des vins "sans toxique" !

Olympe et Yvon