mardi 24 avril 2007

Les vins naturels sont excellents pour la santé

Entendu à la télé : le SO2 détruit les neurones ! Dans l'emission d'Envoyé Spécial " la vie sans toxique" du 12 avril 2007 sur France 2, Yvon Minvielle viticulteur à Lagarette nous a dit les dangers du SO2 dans les vins "technos".



Vin et santé. Rappelons tout d’abord ce que disaient les anciens et les scientifiques. D’Hippocrate à Pasteur, toute la médecine - honnête et sincère - a pu l’observer. Ce qui fait problème aujourd’hui pour la santé, c’est sûrement l’alcool, lorsqu’on en abuse, mais aussi et surtout l’ensemble des produits toxiques, phytosanitaires et œnologiques, qui fragilisent les vins et abîment nos santés.

Les grincheux, les "culs-pincés" et autres "faux-culs" voudraient faire du vin un alcool comme un autre. Ils voudraient même en faire un produit bien plus dangereux (surtout sur la route) que les anti-dépresseurs et autres drogues ordinaires. Cela va de soi, surtout pour le lobby des industries pharmaceutiques.

Mais laissons-là ces malhonnêtetés faussement moralistes et écoutons plutôt ce que nous disent et écrivent certains scientifiques sur le sujet :

Le vin rouge allonge la durée de vie en stabilisant l'ADN.

Le vin rouge contre les effets du temps. La revue Nature a publié une étude du Dr David Sainclair de l’école de médecine de Harvard où il est montré que le resveratrol, l’un des polyphénols présents dans le vin rouge pourrait contribuer à allonger la durée de la vie en stabilisant l’ADN. En attendant d’autres validations, premier conseil du Dr Sainclair : trois verres par jour, le matin, à midi et le soir. Du Lagarette bien sûr, ou d'autres vins bio et biodynamiques produits par les vignerons du groupe Rennaissance des AOC !

Un anti-cancéreux dans le vin rouge. Selon une étude réalisée par une équipe de chercheurs dirigés par le Dr Stéphane Quideau de l’IECB de Bordeaux, l’acutissimine - un enzyme qui se formerait dans le vieillissement du vin en fûts de chênes - inhiberait la croissance des cellules cancéreuses.

Les biens faits du vin naturel contre toutes les mauvaises humeurs. Voilà de bonnes nouvelles qui s’ajoutent à tous les bienfaits déjà connus du vin pour notre santé : effets bénéfiques contre les maladies cardio-vasculaires, l’osteoporose, la maladie d’Alzheimer, le diabète gras et surtout… toutes les mauvaises humeurs.

Courage Monsieur Evin, nous vous laisserons bien quelques arguments ! De toutes façons, il y aura toujours du juge et du grincheux pour vous donner partiellement et momentanément raison.

vendredi 13 avril 2007

Vu à la télé : la prêle et l'ortie

Dans l'émission d'envoyé spécial "La vie sans toxiques" le 12 avril 2007 sur France 2, le Château LAGARETTE était bien présent. Surprise ! Le réalisateur Luc Bazizin a notamment retenu nos commentaires sur les tisanes d'orties et de prêles. Retours et précisions...



Pour faire un vin de qualité, il faut tout d’abord aimer ses pieds (de vigne). Aimer veut dire ici (comme toujours) écouter, respecter, rechercher équilibre et harmonie ; sûrement pas camisoler, systémiser, prévenir, protéger jusqu’à étouffer… La première série d’actes accompagne la vie ; la deuxième tue. Tout être vivant est de lui-même et par lui-même en capacité de croître, de devenir, de s’accomplir dans son habitat naturel. Si vous voulez aider cet accomplissement, il importe d’avoir présentes à l’esprit quelques idées simples : accompagner en l’aidant à mieux utiliser les ressources de son habitat, favoriser les défenses naturelles, accompagner au bon moment, limiter et maîtriser nos interventions.

Tout cela, nous l'avons expérimenté en 2003 au Château Lagarette. Dès lors, après des résultats probants (disparition des symptômes de maladies, comme l'excoriose et l'esca) nous avons généralisé cette méthode.

Nous avons utilisé, sous forme de « tisane » (macération puis pulvérisation), deux plantes qui font partie des environnements ordinaires de la vigne : l’ortie et la prêle. L’ortie renforce les défenses naturelles de la plante. Elle favorise la croissance, c’est une sorte de stimulant (un bio-stimulant) qui permet entre autre de soigner les carences foliaires. La prêle, elle, riche en silice, protège des maladies et des ravageurs. Elle accompagne la plante dans sa lutte contre les maladies cryptogamiques (champignons de type mildiou, odium), elle l’aide à bâtir des défenses contre les ravageurs (pucerons, acariens). Une « protection » qu’il faut savoir mobiliser au bon moment, si possible avant la fleur pour que la plante puisse se construire au mieux, si possible après la fleur pour accompagner le fruit dans son processus de croissance. Ajoutons, pulvérisation le matin pour les fertilisants, le soir pour les pesticides. Voilà un réglage simple des interventions, mais un réglage efficace.

Mais pour que toutes ces interventions soient efficaces, il faut disposer de deux entrées simples établies : la carte des pieds du domaine (pied à pied) et la carte des carences. Ces deux supports nous aident à adapter nos interventions. Il ne suffit pas d’arroser les pieds à grands coups de tisane, il faut savoir doser, comme dans tout acte professionnel.

Olympe Minvielle

jeudi 5 avril 2007

Dégustation à Vérone : Renaissance des Appellations

À Vérone, le 1er et le 2 avril 2007 loin de la ville, à l’écart du salon VINALY, au milieu des vergers en fleurs et des vignes aux parterres fleuris, le Château LAGARETTE s’est réjoui de participer à la dégustation du groupe de Nicolas Joly de la Coulée de Serrant (Renaissance des Appellations) et Triple A (Agriculture, Artisans, Artistes).



Un accueil chaleureux nous attendait dans un espace agréable et connu : le restaurant « Ca’ Scapin » à Santa Maria di Zevio. La dégustation organisée sur deux étages, joyeuse et animée, offrait aux visiteurs venus de tous pays, des vins en « biodynamie » : des vins italiens mais aussi des vins d’Australie, de Géorgie, du Liban, d’Afrique du sud, de Slovénie, de Portogallo, de Suisse, d’Allemagne, (…) et de nombreux vins français (seulement deux bordelais dont le Château LAGARETTE).

Pendant les deux jours, succès pour les quatre conférences : OGM, sulfite, levures, biodynamie. Autant d’ouvertures pour mieux comprendre les pratiques écocitoyennes des vignerons, porteuses de sens et d’avenir.

Le Château LAGARETTE présentait plusieurs millésimes et cuvées. La surprise est venue de la Cuvée CYRUS 2004, 100 % cabernet-franc, très appréciée malgré sa jeunesse. Une curiosité pour tous les dégustateurs. Cavistes et restaurateurs ont passé commande tout de suite. Du jamais vu ! Certains visiteurs italiens, à la recherche de bons vins naturels et bordelais, nous ont dit : "Vous avez raison, un vin vrai, un grand vin, n’a pas besoin d’être truqué !".

En fin de journée, juste avant le gigantesque repas des vignerons, visite de "la ville des amants", avec ses arènes grandioses et impressionnantes, ses places et ses ruelles animées et colorées. Dans les rues, devant les bars à vin, visiteurs, dégustateurs, organisateurs, gens du cru, discutent, joyeux, verre à la main. Partout, une ambiance très conviviale, à la lumière des vieux lampadaires, tout près de la maison de Juliette et de son balcon. Tout cela sent le pays du bien boire et bien manger. Quelques restaurants et caves annoncent adhérer à la Charte Slow Food. Fournis par des producteurs locaux, ils offrent à leur clientèle des vins et des plats simples et typiques dans la tradition de la région. Cela a du sens. Pour nous français, cet affichage slow food fut un grand étonnement.

N’oublions pas, nous étions, ici, en Vénétie, belle région et grand pays viticole, qui produit 12% de la récolte nationale avec des vins très connus : Bardolino, Valpolicetta pour les rouges ; Soave, Tocai, Coli Orientali (…) pour les blancs.

Belle découverte…

Olympe Minvielle

mercredi 4 avril 2007

Château LAGARETTE à la télé

Le jeudi 12 avril à 20h50, le magazine Envoyé Spécial sur France 2 présente un reportage sur le thème "La vie sans toxiques" de Jean-Luc Bazizin, Régis Mathé, Mathieu Drejou, Rémy Richard, Roland Madura et Gérard Lemoine.

Le Château LAGARETTE a été choisi pour illustrer le thème "vin bio". Ce choix nous honore. Pour nous viticulteurs qui sommes des " résistants " à tous les discours " convenus " sur la vigne et le vin, notre présence dans ce reportage récompense nos efforts de dix années.

Produire un vin "sain et naturel" est devenu notre combat de chaque jour. Dans la région bordelaise, nous sommes cernés par toutes sortes de pratiques chimiques, toxiques et industrielles. Ce sont elles, qui dominent sans partage, le travail quotidien du vigneron, mais ce sont elles aussi qui détruisent, vie, biodiversité, environnement, etc.

Alors que certains vident de son contenu l’idée de développement durable, nous tenons, pour notre part, à LAGARETTE, à lui donner tout son sens : préserver les terres à vignes, préserver les traditions de vinification, transmettre nos "savoir-faire " pour que nos enfants puissent les reprendre et les valoriser. Modeste contribution à un combat "décisif " entre les partisans des vins industriels, corsetés chimiquement, aux goûts identiques et ceux qui, comme nous, à LAGARETTE, essayent de défendre des vins authentiques et d’expression.

Yvon Minvielle

mardi 3 avril 2007

Château LAGARETTE sélectionné par le CIVB

Le château LAGARETTE dans la sélection des guides du vin 2007 du CIVB "100 Bordeaux abordables"

1- Pourquoi LAGARETTE ? La surprise pour nous est d'importance ! Notre vin est un vin naturel, un vin bio, certifié en tant que tel. Qu'il se retrouve aujourd'hui parmi la sélection du CIVB nous surprend mais en même temps nous honore. Peut-être s'agit-il d'une première reconnaissance de l'effort fait, par nous-même et nos collègues, pour désengager les vins de Bordeaux du «corset chimique» afin de retrouver les saveurs d'antan, donner à nos vins toute la puissance du naturel. Autant que ce naturel puisse encore vivre et survivre ! Car n'oublions pas que les agressions que connaissent nos sols, par toute sortes de pollutions, font de nos travaux quotidiens un véritable combat, un ensemble de luttes minuscules : défense des sols, défense de nos haies, défense de toutes les plantes qui contribuent, directement ou indirectement, aux soins de nos vignes et à l'élevage naturel de nos vins, respect du producteur, respect du consommateur, etc.

2- Pourquoi la cuvée CYRUS ? Pour 2007, le Château LAGARETTE a donc été sélectionné par GaultMillau, parmi les 20 000 bouteilles dégustées, pour sa Cuvée CYRUS, 100% Cabernet-Franc, ce qui est rare en bordelais, où l’assemblage de cépages différents domine.
Ce cépage, planté par un ancien du village en 1995, se trouve sur une jolie parcelle orientée au levant, exposée à tous les vents, avec une terre à vignes du quaternaire (grave, calcaires, argiles fines, sable, quartz,...). La vendange de la Cuvée CYRUS est cueillie manuellement, vinifiée avec des levures indigènes et élevée sans produits chimiques, en barriques pendant 12 mois.

À LAGARETTE, nos pratiques sont dominées par notre souci de la santé et de la biodiversité. Chaque jour dans la vigne, nous observons la plante et son environnement. Dans le chai, l’élevage et le vieillissement en barrique font l’objet de toutes sortes d’attentions particulières. Ici "sagesses et savoirs faire" anciens sont préservés. Nous écoutons le travail du vin, nous goûtons les différentes cuvées et millésimes dans un esprit de recherche très précise. Avec patience, passion et finesse, Olympe a retrouvé un "art de vinifier oublié" ! Une belle réussite ! Une juste reconnaissance ! Dix ans après l’acquisition de ce domaine et la production de Cuvées originales et authentiques depuis 1998.

3- Pourquoi ce guide ? Cette sélection de 100 Bordeaux a été effectuée à partir de choix déjà publiés par les guides du vin : La Revue du Vin de France, Hachette, Le Classement des meilleurs Vins de France, GaultMillau, Guide Fleurus, etc. Tous ces vins de Bordeaux présentent une limite de prix de 15 euros. Il s’agit pour le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) de mieux faire connaître ces vins dans toutes les grandes villes du monde : New York, Tokyo, Séoul, Moscou, Genève, etc.

4- Références. "Cette cuvée est très loin des vins matraqués par la barrique neuve… le domaine sait tirer le meilleur de chaque millésime pour nous donner la plus juste et la plus sincère expression du terroir, du cépage et du climat" (GaultMillau 2007).
N’oublions pas qu’en 2004, Michel Bettane dans la Revue du Vin de France écrivait :
"Lagarette rappelle ce que Bordeaux sait faire de mieux que tout autre".

Yvon Minvielle

lundi 2 avril 2007

Préserver la biodiversité

À LAGARETTE, nous avons fait un choix : avant de sauver la planète (ce qui est important) il nous faut d’abord modifier nos manières d’intervenir en préservant la vie, en ré-interrogeant nos manières de faire lorsque nos interventions affectent, directement ou indirectement, le vivant végétal.




Les conclusions récentes des manifestations sur la biodiversité ont quelque chose d’effrayant, il faut bien le dire – autant d’espèces, de variétés, du vivant qui disparaîtraient dans les années à venir si rien n’est vraiment fait, c’est effroyable – dans le même temps, les observatoires et le développement des connaissances scientifiques, ne suffiront pas pour modifier les comportements de base.

Nous pensons qu’il est important, dans le quotidien de nos vies de producteurs de vins, de faire savoir comment nous travaillons, nous aussi, au maintien de la biodiversité. Vieille rengaine diront certains : il suffirait de modifier le comportement individuel pour que le social s’accomplisse autrement ! Nous savons bien que cela ne suffit pas. Mais nous savons aussi que toute modification du social passe par des actes individuels.

Alors, de quoi s’agit-il ? Pour nous, préserver la biodiversité, c’est bien entendu préserver la vigne en ne la soumettant à aucun stress et à aucune attaque phytosanitaire, mais aussi ses plantes environnantes, celles qui (nous l’avons dit et écrit) entretiennent avec elle un dialogue de voisinage et, dans un certain nombre de cas, la protègent par des jeux d’échanges. Mais c’est aussi veiller à ce que l’ensemble du vivant animal – certains insectes, vers de terre et autres travailleurs contributifs de petite taille – ne soient pas menacés par les produits phytosanitaires. Ce sont aussi les haies – extrêmement important les haies – au sein desquelles la vie animale se cache pour se reproduire. Elles sont sources de vivant et de diversité. Ce sont aussi les murets et autres endroits humides qu’il nous faut protéger pour favoriser le maintien de la biodiversité.

Olympe Minvielle