lundi 2 avril 2007

Préserver la biodiversité

À LAGARETTE, nous avons fait un choix : avant de sauver la planète (ce qui est important) il nous faut d’abord modifier nos manières d’intervenir en préservant la vie, en ré-interrogeant nos manières de faire lorsque nos interventions affectent, directement ou indirectement, le vivant végétal.




Les conclusions récentes des manifestations sur la biodiversité ont quelque chose d’effrayant, il faut bien le dire – autant d’espèces, de variétés, du vivant qui disparaîtraient dans les années à venir si rien n’est vraiment fait, c’est effroyable – dans le même temps, les observatoires et le développement des connaissances scientifiques, ne suffiront pas pour modifier les comportements de base.

Nous pensons qu’il est important, dans le quotidien de nos vies de producteurs de vins, de faire savoir comment nous travaillons, nous aussi, au maintien de la biodiversité. Vieille rengaine diront certains : il suffirait de modifier le comportement individuel pour que le social s’accomplisse autrement ! Nous savons bien que cela ne suffit pas. Mais nous savons aussi que toute modification du social passe par des actes individuels.

Alors, de quoi s’agit-il ? Pour nous, préserver la biodiversité, c’est bien entendu préserver la vigne en ne la soumettant à aucun stress et à aucune attaque phytosanitaire, mais aussi ses plantes environnantes, celles qui (nous l’avons dit et écrit) entretiennent avec elle un dialogue de voisinage et, dans un certain nombre de cas, la protègent par des jeux d’échanges. Mais c’est aussi veiller à ce que l’ensemble du vivant animal – certains insectes, vers de terre et autres travailleurs contributifs de petite taille – ne soient pas menacés par les produits phytosanitaires. Ce sont aussi les haies – extrêmement important les haies – au sein desquelles la vie animale se cache pour se reproduire. Elles sont sources de vivant et de diversité. Ce sont aussi les murets et autres endroits humides qu’il nous faut protéger pour favoriser le maintien de la biodiversité.

Olympe Minvielle